Comment gérer ses émotions?


 Pourquoi doit-on apprendre à maîtriser ses émotions?

Parce que les émotions sont là quoi qu'on fasse, et ne nous demandent pas notre avis pour apparaître ; c'est comme une force qui est en nous pour le meilleur et pour le pire. Nous n'avons donc pas le choix : soit on les subit, soit on les pilote.

Si on compare les émotions à des chevaux : les réguler, c'est maîtriser quelque chose de vivant, et au départ de plus fort que nous. Les émotions sont de bons serviteurs, mais de mauvais maîtres. Ce sont des forces biologiques qu'il faut absolument apprendre à conduire.

Bon, c'est vrai, vous partez parfois pleurer aux toilettes ou il vous arrive de briser un ou deux crayons de rage, de temps en temps... Et alors, vous dites-vous, pourquoi réfréner ces pulsions naturelles qui, au fond, semblent vous procurer un certain soulagement, au moins temporaire ?

Tout simplement parceque ces émotions, poussées à leur paroxyme, peuvent devenir destructrices. Pour l'esprit comme pour le corps. En laissant les émotions s'exprimer délibérément, dans toute leur puissance, on ouvre la porte à un cercle vicieux. Sans barrières, elles s'auto-alimentent et peuvent prendre des proportions son souhaitables.

Comment ça marche les émotions ?

Si l'on se concentre sur les grandes émotions négatives, puisque les positives ne nous posent pas de problèmes, elles sont trois :

la honte, la colère et la peur.

Toutes ces émotions se déclenchent fréquemment chez nous. Chaque fois que je serais doublé dans la queue de la boulangerie, je serai frustré ce qui est un dérivé de la colère ; chaque fois que je vivrai une déception, qu'un ami s'éloignera de moi, j'aurai de la tristesse, etc.

Les émotions sont une sorte d'intelligence pré-verbale, qui s'enclenche en réaction aux situations avant même que nos mécanismes de décodage et de compréhension n'aient eu le temps de s'effectuer.

La colère à son paroxyme est dangereuse dans l'immédiat, car elle peut conduire à la violence, verbale ou même physique. Une violencequi, même si elle nen uit pas nécessairement à autrui, risque de toute façon d'être interprétée très négativement.

De même la peur, transformée en terreur, est néfaste, aussi bien physiquement que psychologiquement. On peut littéralement mourir de peur, pour peu que l'on ne soit pas dans une excellente condition physique : le coeur, trop sollicité à cause des palpitations, peut tout simplement lâcher, complétement épuisé. Au-delà de ces conséquences tout de même rarissimes, l'effroi paralyse souvent, ce qui n'est pas forcément une bonne idée lorsque l'on se retrouve en situation de danger. Sans compter qu'à long terme, $etre "peureux" contribue souvent à miner la confiance en soi.

Ce n'est pas une surprise, une tristesse "exagérée" est dangereuse. Déjà parce qu'elle ternit l'ensemble de sa victime (ne dit-on pas que lorsqu'un seul être vous manque, tout est dépeuplé? ). Mais aussi parce que la tristesse peut engendrer la dépression, qui, elle-même constitue un facteur de risque de suicide. Sans aller aussi loin, une grande tristesse provoque souvent une sorte d'apathie, un manque de goût pour les choses qui nous plaisaient auparavant, un manque d'allant.

Avoir la honte de sa vie n'est pas aussi grave, heureusement. D'ailleurs il parraît que le ridicule ne tue pas. Mais cela peut tout de même être assez destructeur pour l'égo, surtout s'il s'agit d'une sensation persistante. Sans compter que le fébrélité provoquée par une honte liée à un incident risque de vous faire perdre vos moyens et là, ce sont les bourdes en série assurées !

Comment maîtriser ses émotions ?

Comme nous venons de le voir, les émotions sont là avant les pensées. Mais après cette première phase, la manière dont nous allons lire la situation va pouvoir soit amplifier, soit alléger la situation de départ. Par exemple, si quelqu'un me passe devant une file d'attente, je vais avoir un petit mouvement naturel d'irritation, que je vais pouvoir aggraver en me disant " mais pour qui il se prend !" ou que je vais pouvoir contrôler en me disant que ce n'est pas grave.

Les hyper-émotifs doivent absolument se contrôler, car plus on laisse libre cours à son émotion, plus on la renforce et plus elle aura tendance à s'exprimer librement et souvent. Aux inhibés, au contraire, on va apprendre qu'ils ont le droit de ne pas être d'accord et de l'exprimer calmement, et non pas de tout garder avant d'exploser.

Comment tirer parti de ses émotions ?

Les émotions sont des très bon "starters" pour nous mettre sur la voie de ce qui ne va pas. C'est pour cela qu'il faut toujours les respecter et les écouter. Si je suis triste, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans ma vie, et je dois trouver quoi.

Mais je respecte aussi mon libre-arbitre. Une fois que les émotions ont joué leur rôle de signal d'alarme pour nous indiquer ce qui ne va pas, il ne faut pas que ce soient elles qui gèrent l'affaire jusqu'au bout ; l'esprit doit reprendre le contrôle pour déterminer de la réponse appropriée à l'incident.

Il faut apprendre à faire la différence entre la situation, l'émotion, et les pensées. C'est ainsi que l'on pourra augmenter sa capacité de choix :
Est-ce que j'exprime mes sentiments ou non ?
A quel moment ?
Et dans quel but ?

Faut-il refouler ses émotions?

Attention à ne pas surtout pas devenir des coeurs de pierre pour autant, insensibles à toute situation. Les émotions sont non seulement appréciables, mais elles sont même indispensables, elles sont utiles pour gérer correctement une situation et avancer. Sans elles, nous courons à notre perte, elles sont notre garde-fou. L'essentiel est d'être capable de les maintenir dans ce rôle plutôt que de les laisser prendre trop de place.

Ainsi, extérioriser sa colère permet de passer à autre chose plus facilement. Si vous la gardée en vous et que vous la ressassez, elle a toutes les chances de ressortir sous une autre forme, pas vraiment souhaitable, telles qu'une maladie psychosomatique par exemple...

La peur est également primordiale en ce sens qu'elle nous empêche de faire des choses inconsidérées. C'est elle qui nous retient de sauter dans le vide pour voir ce que ça fait ou, tout simplement, de prendre le risque de traverser la route alors que des voitures arrivent. Mieux vaut la ressentir sinon vous risquez un jour ou l'autre de vous rompre le cou !

Quant à la tristesse, c'est l'étape obligée juste avant l'acceptation de la perte. Puisque vous ne pouvez rien changer à certaines situations, il va bien falloir passer au travers. La phase de tristesse signifie que l'on a compris la portée de l'évènement et qu'on sait désormais que l'on ne peut rien y faire. Il faut se résoudre à l'accepter, ce qui nous rend triste. Ce sentiment est le signe que l'on commence à cicatriser? Tant que l'on ne l'a pas ressenti, c'est qu'on est encore en phase de déni ou de colère par rapport à l'évènement. Attention ! La tristesse ne doit pas être vécue seule : elle risque de devenir dévastatrice. Famille, amis, professionnel : il faut une épaule conciliante et une oreille attentive pour soulager la peine.

La honte constitue en quelque sorte votre garde-fou social ! Elle n'est pas très agréable à vivre et vous indique quand votre comportement, par exemple, est inapproprié. Ainsi, vous pouvez rectifier et rentrer dans les rangs, si tel est ce que vous souhaitez.

Comment gérer ces émotions au quotidien ?

Vous ne pourrez jamais vous débarrasser de vos émotions, et c'est une bonne chose, à moins que vous ne souhaitiez devenir une sorte de robot incapable du moindre fremissement. Mais vous pouvez apprendre à les contrôler dans leur façon de s'exprimer, pour les rendre fonctionnelles et utiles au quotidien.

Plusieurs solutions s'aplliquent à l'ensemble des émotions :

D'abord il faut essayer de décrire le plus posément possible les faits pour reconnaître ensuite à quel type d'émotion on a à faire. Clarifier les choses va déjà vous rendre un peu de votre calme.
La seconde étape consiste à essayer de comprendre pourquoi l'évènement a déclenché telle ou telle émotion. La encore, cela devrait vous permettre de relativiser.
La troisième étape est celle de l'acceptation, une fois qu'on a compros pourquoi on réagissait avec telle ou telle émotion à un évènement particulier, on peut tirer un enseignement de cette expérience, afin qu'elle ne se reproduise pas dans de telles proportions.

 

 

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